SECURITE ET DEFENSE(du 21/11/2002 au 02/02/2003)(fin de la deuxième partie)

Publié le dimanche 2 février 2003

Dimanche 2 février 2003

2003-02-02 08:47:56
LE PLAN VIGIPIRATE

Le futur plan "Vigipirate" sera plus précis dans la réaction

 

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ERICJLBRETON (XML)


Dépêche reçue le 1/02/2003 à 16:02
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Un policier et des militaires en patrouille dans le cadre du plan "Vigipirate", le 13 septembre 2001 à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle

Le projet que prépare le gouvernement pour moderniser "Vigipirate" devrait, avec cinq niveaux classés du vert au noir, offrir davantage de "souplesse" de réaction et une sévérité accrue des mesures dans sa phase la plus haute, a-t-on appris samedi de sources proches du dossier.

Il pourrait "trouver sa préfiguration dans le renforcement du Vigipirate en cours qui sera décidé en cas de guerre en Irak", ont indiqué ces sources.

"On a recensé tous les secteurs à protéger, notamment les lieux de culte", a-t-on ajouté, se refusant à préciser davantage cette "préfiguration."

La réflexion en cours au Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN, auprès du Premier ministre), a été évoquée lors de la discussion générale à la réunion du Conseil de sécurité intérieure (CSI, auprès du président de la République) vendredi matin.

"Vigipirate", conçu en 1978 pour gérer "les situations pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes sur le territoire national", se décline en deux phases: simple et renforcée.

Or, "il vaut mieux avoir plusieurs degrés disponibles de ripostes qu'une formule tout ou rien, pour pouvoir agir avec justesse face à une ou plusieurs menaces précises", a-t-on expliqué.

Le travail du SGDN visait à "définir les menaces, les classer dans tel ou tel stade par ordre croissant, prévoir les moyens d'y faire face avec la meilleure adéquation possible."

La "souplesse" repose sur le passage de deux à cinq niveaux: vert (absence de menace), jaune (vigilance particulière), orange (mesures locales ou nationales semblables à "Vigipirate" simple), rouge ("Vigipirate" renforcé) et noir (alerte particulièrement grave).

Par exemple, le gouvernement pourrait décider la suspension des transports publics parisiens, partielle ou totale, pour une durée déterminée ou non, en cas d'attentat terroriste dans le RER comme en 1995.

D'ailleurs, "le noir serait le dernier stade avant les dispositions particulières prévues dans la Constitution: état d'urgence ou article 16", a-t-on commenté.

En revanche, l'alerte "orange" pourrait ne concerner qu'un département (ex: détournement d'avion), une région ou une zone déterminée (ex: tunnel sous la Manche).

Enfin, aux côtés des policiers et gendarmes qui resteront chargés de l'application du futur plan, la participation des militaires des trois armes pose un problème: sans pouvoir de police, ils doivent patrouiller avec des fonctionnaires, mobilisant des effectifs pour un simple accompagnement.

La solution viendrait de l'emploi de la "réserve civile de la police nationale" instituée par la loi sur la sécurité intérieure que vient de voter l'Assemblée nationale.

Des textes d'application, en cours de préparation, fixeront les conditions de recrutement, de rémunération et de sélection de ces retraités volontaires.


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Dimanche 2 février 2003

2003-02-02 08:42:18
SECURITE ALIMENTAIRE
L'OMS met en garde contre le risque terroriste de contamination alimentaire

GENEVE, 31 jan (AFP) - Les autorités de santé publique et le secteur agroalimentaire doivent sérieusement prendre en compte le risque terroriste de contamination alimentaire, même si à ce jour seuls quelques cas isolés de contamination délibérée ont pu être prouvés, estime l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS vient de publier vendredi à Genève un "document d'orientation", d'une quarantaine de pages, intitulé "Menaces terroristes sur la nourriture", à l'attention des gouvernements pour les aider à prendre les dispositions nécessaires.

"La contamination délibérée de la nourriture à des fins terroristes est une menace réelle et actuelle et une contamination délibérée en un lieu donné pourrait avoir des implications sur la santé publique mondiale", souligne le document.

"Il est clair qu'il y a déjà eu quelques exemples de contamination délibérée dans la chaîne alimentaire. Il n'y en a eu que très peu, mais il y a eu des cas et nous savons que le risque existe", a déclaré vendredi le Dr Jorgen Schlundt, expert de l'OMS, au cours d'une conférence de presse.

"Nous disons que c'est une menace réelle, mais nous ne pensons pas que ce soit un risque majeur", a-t-il tempéré.

Parmi les actions délibérées, l'OMS évoque par exemple l'action, en 1984, de membres d'une secte aux Etats-Unis qui avaient contaminé la nourriture de plusieurs restaurants de l'Oregon avec des salmonelles, provoquant 751 cas de salmonellose. La secte qui prévoyait une attaque plus large et possédait des souches pouvant provoquer la fièvre typhoïde, escomptait empêcher des élections locales.

L'OMS estime qu'"une contamination volontaire de la nourriture par des agents chimiques, biologiques ou nucléaires peut survenir à n'importe quel point vulnérable de la chaîne alimentaire, entre la ferme et l'assiette du consommateur".

L'organisation souligne que l'impact d'un acte délibéré peut être évalué par "extrapolation" en examinant les conséquences de contaminations accidentelles telle que celle, toujours par salmonelle, d'une usine américaine de lait pasteurisé qui avait infecté 170.000 personnes en 1985.

L'incident le plus grave, connu à ce jour, s'est produit en Chine, à Shanghaï en 1991, lorsque 300.000 personnes ont été infectées par le virus de l'hépatite A après avoir consommé des palourdes.

Responsable de la salubrité des aliments à l'OMS, le Dr Schlundt juge inutile de mettre en place de nouveaux dispositifs de prévention d'envergure, mais préconise plutôt le renforcement des systèmes de surveillance déjà existants: surveillance épidémiologique et des aliments.

Si une épidémie se déclare, tout doit être prévu pour que l'alerte, la collecte des informations et la réponse des laboratoires soit rapide, dit-il.

Le document de l'OMS préconise également la mise en place par le secteur agro-alimentaire de mesures de sécurité renforcée pour protéger les circuits de production et de distribution.

"Nous avons fait beaucoup d'efforts pour nous assurer que ce document ne serait ni utilisé ni perçu comme un livre de recettes", à l'usage des terroristes, a poursuivi M. Schlundt.


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2 Commentaires :

Commentaire écrit le vendredi 5 décembre 2003 à 12:25:05 (lien)

et les infformateur on les laisse se suiside apre qu il se soi fait reperer suite a des persecutions merde



Commentaire écrit le vendredi 5 décembre 2003 à 12:25:05 (lien)

et les infformateur on les laisse se suiside apre qu il se soi fait reperer suite a des persecutions merde



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Dimanche 2 février 2003

2003-02-02 07:59:04
AZF
AZF
Le mystère de la benne blanche

Quinze minutes avant l'explosion, une benne est déversée dans le hangar 221. Que contenait-elle ? Elle demeure introuvable.

Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé, François Malye et Catherine Lagrange

Total a-t-il pleinement coopéré à l'enquête sur l'explosion de l'usine AZF ? Le 23 septembre 2001,48 heures seulement après la catastrophe, les membres de la commission d'enquête interne de TotalFinaElf interrogent longuement un homme, G. F. , qu'ils soupçonnent d'avoir provoqué accidentellement l'explosion : « Je ne sais pas ce qui a été dit au cours de leur conversation, mais G. F. nous a rejoints une heure après en larmes, car il avait le sentiment qu'on l'impliquait dans la cause de l'explo- sion », confie sur procès-verbal, le 12 juin 2002, l'un des supérieurs de G. F. Des soupçons que Total se serait bien gardé de faire partager à la police judiciaire. Ce n'est que le 27 novem-bre, soit près de neuf semaines plus tard, que le SRPJ comprendra le rôle clé probablement joué par G. F. : quinze minutes avant le drame, ce manutentionnaire d'une société sous-traitante a déversé une benne dans le sas du hangar 221 où s'est produite l'explosion.

Un grand sac éventré

Que contenait cette benne blanche ? Dans son audition du 27 novembre 2001, G. F. affirme qu'il s'agit de 500 kilos d'ammonitrates provenant d'un grand sac éventré, récupéré dans le « demi-grand », le hangar où étaient entreposés pêle-mêle tous les sacs de l'usine destinés au recyclage. En fait, les policiers se demandent s'il ne s'agissait pas plutôt de produits chlorés, dont le laboratoire de police scientifique de Toulouse a découvert des résidus dans le demi-grand, censé pourtant ne contenir que de l'ammonitrate et de l'urée. Or on sait que le contact du chlore avec des ammonitrates souillés, comme ceux du hangar 221, peut entraîner une explosion.

Pour en avoir le coeur net, les enquêteurs auraient bien voulu analyser les traces laissées dans la benne blanche. Mais cette dernière est aujourd'hui introuvable. Elle a pourtant été déposée quelques minutes avant le drame sur une aire de stockage située hors de portée de l'explosion. Interrogé par Le Point, G. F. indique : « Je sais que deux jours après la catastrophe, la benne était là où je l'avais déposée. Mais, quand je suis revenu en novembre avec la PJ, elle avait changé de place. » Impossible dès lors pour les policiers d'identifier la benne blanche parmi les quarante autres que possède l'entreprise. « Comme je l'ai dit à la police, cette benne blanche, deux jours après, il aurait été possible de la retrouver. Mais trois mois après c'était impossible. » Interrogé par Le Point, TotalFinaElf fait valoir que la « benne a aussitôt resservi pour déblayer les débris de la catastrophe ». Bizarrement, le rapport d'étape de la commission interne de TotalFinaElf, daté du 18 mars 2002, qui écarte la « piste du chlore », évoque à peine cette mystérieuse benne blanche.

Quelques jours après la catastrophe, le bâtiment demi-grand est fouillé de fond en comble par la commission interne de Total FinaElf. « J'ai constaté que tous les sacs avaient été chamboulés. Il m'a paru bizarre que cela ait été fait sans moi, car je connaissais très bien ce bâtiment. Apparemment, cette commission cherchait le sac que j'avais manipulé le 21 septembre 2001 », explique G. F. aux enquêteurs lors de sa gar-de à vue, le 11 juin 2002. En fait, la police n'a apposé les scellés sur le bâtiment demi-grand que plusieurs semaines après l'explosion.

L'accident s'impose

Pour réfuter « la piste du chlore » privilégiée par les enquêteurs, TotalFinaElf affirme que G. F. n'a pu confondre ammonitrates et produits chlorés, en raison de la forte odeur dégagée par ces derniers. Et d'invoquer l'échec de la reconstitution organisée les 9 et 11 octobre 2002. Sauf qu'il existe des doutes sur la vraie nature du produit chloré fourni ce jour-là par Grande-Paroisse. Les experts viennent d'ailleurs de rendre au juge d'instruction, Thierry Perriquet, un rapport de 80 pages qui pointe du doigt ce problème et remet en question la crédibilité de la reconstitution.

Autant dire que l'origine accidentelle de la catastrophe s'impose plus que jamais dans la tête des enquêteurs et des experts. Réagissant aux articles de L'Express, du Figaro et de Valeurs actuelles, qui relancent la thèse de l'attentat, le ministre de la Justice, Dominique Perben, a réaffirmé, le 25 janvier lors d'une conférence de pres-se, qu'« aucune piste n'a été et ne sera négligée ». Quant à la rumeur selon laquelle la section antiterroriste du parquet de Paris serait saisie, elle a fait long feu -

© le point 31/01/03 - N°1585 - Page 61 - 774 mots

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